Analyse d’images

Un vaste sujet, on va y aller par tranches :

Analyse ou traitement ?

Volontairement, je traiterai toujours d’abord de l’analyse et ensuite du traitement (si nécessaire)… Car trop souvent, j’ai vu des tutos avec “vous avez ceci, faites cela“… Loin de moi de discuter le contenu de ces tutos (que je suis bien content de trouver parfois) et qui sont très souvent ultras pertinents, mais bien de l’approche…

En fait : Pourquoi passer son temps, après capture, à corriger quelque chose que l’on peut l’empêcher d’arriver avant ou pendant la capture ?

Mais pour cela, il faut que

  • Soit le matériel utilisé est parfaitement calibré et tous les défauts récurrents soient prévisibles ou connus
  • Soit qu’une méthode soit capable d’informer très rapidement sur la situation afin d’apporter les corrections au moment même et de là limiter le déchet.

Et quand on sera forcé (pour échapper aux constellations de Starlink et autres…) d’avoir des algorithmes de traitements poussés dès la prise de capture, autant avoir quelques idées dessus…

Déjà, rien que compléter le sujet du pré-traitement et du stockage (correct) des images va occuper un brin…

Évaluer la “qualité” d’une image ?

Que veut dire “qualité” ?

C’est la manière d’être, normalement non mesurable, d’une chose qui donne une valeur plus ou moins grande (s’opposant à quantité) par rapport à une autre.

Estimer la “qualité” d’un produit est une discipline entière, dans de très nombreux domaines.
Ex : ISO 9000, la norme de référence du vocabulaire des “systèmes de management de la qualité” la définit comme “l’aptitude d’un ensemble de caractéristiques intrinsèques d’un objet (produit, service,…) à satisfaire des exigences“. Dans ce contexte, le terme qualité peut être utilisé avec des qualificatifs tels que “médiocre, bon ou excellent” (également fort subjectif).

Donc.. Pourquoi s’obstiner à parler de choses très subjectives avec de la programmation qui ne peut qu’être objective ? Justement, c’est pour rendre ce facteur objectif qu’on essaie de le programmer. CQFD 🙂

Car malgré tout, en astronomie, on parle couramment de “qualité” :

  • Qualité de positionnement et du suivi
    (erreur périodique, précision, pointage,…)
  • Qualité de la chaîne optique
    (verre, construction, solidité, diffraction, transparence, etc…)
  • Qualité du capteur
    (sensibilité, défaut de lecture, bruit, efficacité, etc…)
  • Qualité du ciel
    (turbulence, transparence, polluants,…)
  • Qualité du pré-traitement
    (accumulation, correction, bruit de capture, stockage,…)
  • Qualité du traitement
    (interpolation, tri, empilement, réduction, correction, …)
  • Qualité du post-traitement
    (fond du ciel, bruit, amélioration, correction de mise au point,…
  • Qualité de l’extraction
    (photométrie, spectroscopie, analyse, détection des objets, occultation, etc…)

La liste est (très) longue… Dans chaque domaine, on va devoir évaluer quels paramètres ou valeurs objectifs peuvent être observés, calculés et transformés en une notion de “qualité”. La théorie sur le sujet est vaste…

Et rien que sur le critère “optique”, les méthodes de caractérisations de la qualité d’une optique astronomique sont nombreuses :

A quel moment un programme Python peut-il aider l’amateur ?

Réponse : en soi, partout, dès que cela peut se programmer avec des “évaluation” objectives (capteur, formules, etc associés … 🙂

Plusieurs sujets m’ont intéressé, car simples à réaliser…
Il vous suffit de regarder dans le menu général pour les derniers éléments analysés…